Pêcheur sans ombre
Pêcheur sans ombre
Cliquetis des écrevisses
L’eau bout sur le feu
Pêcheur sans ombre
Cliquetis des écrevisses
L’eau bout sur le feu
Plexiglass Derrière la surface froide du plexiglass :Le rougeDessus : quatorze noms par dates consignésDerrière le reflet encadréMon visage effleuré par les lettres de ton nomQui est aussi le mien Dans la rue, sur une plaque, un monumentPartout nommé, ton nom a effacé ton regardDans la ville, mes pas cherchent l’adresseDes lettres confisquées Rue du moulin à…
Lettre I De Zohra à Leyla Ma très chère sœur de cœur et de combat, Mon père ne cesse de me conter mille merveilles de ses voyages de jeunesse. L’Occident, cette contrée aux mœurs exotiques combla toutes ses attentes d’étrangeté et de coutumes aussi extravagantes que charmantes — même s’il est vrai, mais ne le…
Déjà midi Bief de la Garenneserpentine assoupiequoi ? déjà midi !
Nuit silencieuse On dit la nuit silencieuse et profonde. C’est un mensonge.La nuit est sans répit. Chuchotis assiégeant le lit des dormeurs.Pas de trêve.Non.La nuit ne protège pas le secret des revenants.Interstices de la nuit.La brume des choses tues s’infiltre.Je ne dors pas. Je les entends la nuit, ils me parlent. Leur bouche se tord….
Divan double Vue sur le port etDivan double sur l’orchestredes grèves sauvages — En écho au recueil Divan double, lecture de Bénédicte Bezault, accompagnée par Stefan Cassar et Les Sauvages
Il est des lieux qui échappent à la frénésie du temps. Le Marais poitevin appartient à ceux-là. Dans ce paysage aquatique façonné par l’homme, le rythme ralentit, glisse comme une couleuvre sur l’onde tranquille. Le temps s’écoule pleinement, au battement lent d’une gymnopédie, sur l’écho discret d’une poésie entendue sur une île bretonne, au creux…